Chronologies

Frise des mathématiques

L’histoire des mathématiques, de Babylone à la formule universelle de Remizov (2026).

1792 av. J.-C.

Code d’Hammourabi — Babylone

Tablettes d’argile : système sexagésimal, tables de carrés et de réciproques, premières équations résolues.

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500 av. J.-C.

École pythagoricienne

Naissance de la méthode déductive (fin VIᵉ–milieu Vᵉ s. av. J.-C.) : le nombre comme principe, l’harmonie des rapports, la musique des sphères.

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300 av. J.-C.

Euclide — Les Éléments

Canon de la démonstration axiomatique : cinq postulats, dont celui des parallèles qui résistera deux millénaires avant les géométries non-euclidiennes.

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400

Hypatie d’Alexandrie

Commentaires de Diophante et d’Apollonius : l’algèbre et les coniques transmises au crépuscule de l’Antiquité.

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628

Brahmagupta — le zéro devient nombre

Règles de calcul avec le zéro et les nombres négatifs (Brāhmasphuṭasiddhānta) : l’Inde consacre l’abstraction du néant, héritière du Pralaya.

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820

Al-Khwarizmi — l’algèbre & l’algorithme

Kitāb al-jabr : la résolution systématique des équations ; son nom latinisé (Algoritmi) donne « algorithme ».

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1637

Descartes — La Géométrie

Géométrie analytique : courbes et équations fusionnent ; le plan cartésien devient l’écran de tout le calcul ultérieur.

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1654

Fermat–Pascal — les probabilités

La correspondance sur les jeux de hasard mathématise l’incertain ; l’« univers » comme totalité des états possibles.

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1748

Maria Gaëtana Agnesi — Institutions analytiques

Premier manuel complet d’analyse infinitésimale écrit par une femme ; la « courbe d’Agnesi » (versiera) reste un classique.

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1801

Gauss — Disquisitiones Arithmeticae

Arithmétique modulaire, congruences, théorie des nombres fondée ; puis la courbure des surfaces et la géométrie différentielle.

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1854

Boole — Les Lois de la pensée

La logique devient algèbre ; un siècle plus tard, Shannon en fait l’algèbre des circuits.

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1874

Cantor — la hiérarchie des infinis

L’argument diagonal : ℵ₀ < 2^ℵ₀. « Il existe des petits et des grands infinis. »

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1895

Korteweg–de Vries — l’équation des solitons

Ondes solitaires d’un canal : la non-linéarité exactement intégrable entre en physique mathématique.

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1900

Hilbert — les 23 problèmes

Le programme du XXᵉ siècle : fondements, continu, axiomatisation de la physique, hypothèse de Riemann.

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1911

Geiger–Nuttall — la loi du tunnel

Demi-vie α affine en 1/√E ; Gamow l’expliquera par l’effet tunnel en 1928.

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1918

Ramanujan — les sommes divergentes

1 + 2 + 3 + … = −1/12 : la régularisation des séries, future alliée de la renormalisation et de l’effet Casimir.

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1925

Ising — le modèle des spins

Spins ±1 sur réseau ; la solution exacte 2D d’Onsager (1944) fixe les premiers exposants critiques exacts.

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1931

Dirac — le monopôle & Hückel — l’aromaticité

e·g = 2πn : un seul monopôle quantifie toute la charge électrique. La même année, Hückel énonce la règle 4n+2.

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1935

Bethe–Weizsäcker — la goutte liquide

Formule semi-empirique de masse : volume, surface, Coulomb, asymétrie, appariement — ancêtre direct du modèle k(Z,N).

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1948

Shannon — théorie de l’information

L’entropie mesure l’information ; le bit devient l’unité de la communication — socle de l’ère numérique.

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1959

Aharonov–Bohm — la réalité du potentiel

Phase quantique sans champ local : la topologie du domaine et le potentiel vecteur sont physiquement réels.

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1961

Gross–Pitaevskii — l’équation du condensat

Schrödinger non linéaire des superfluides : vortex quantifiés, solitons, défauts topologiques.

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1974

Georgi–Glashow — le monopôle SU(2)

Unification faible + électromagnétisme sans photon massif ; le modèle porte le monopôle ’t Hooft–Polyakov — banc fondateur P0–P4.

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1979

Su–Schrieffer–Heeger — le soliton de Peierls

Le plus simple isolant topologique : modes zéro aux interfaces de dimérisation.

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1982

Hall fractionnaire — la suite de Jain

ν = n/(2pn±1) : les fermions composites organisent le spectre fractionnaire de l’effet Hall.

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1994

Connes — géométrie non commutative

Le Modèle Standard lu comme géométrie spectrale d’un espace presque commutatif ; les triplets spectraux deviennent la donnée primitive.

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2016

Atangana–Baleanu — mémoire sans singularité

Dérivée fractionnaire à noyau de Mittag-Leffler : la mémoire non locale devient calculable sans divergence.

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2026

Remizov — la formule universelle

Résolution fermée des EDO à coefficients variables — avec la dérivée ABC et la régularisation de Connes, la CTFT devient solveur analytique exact.

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